Date de mise à jour :
01/09/2000
Auteur : Xavier
Le certificat médical détaillé de
votre ophtalmologiste traitant pour le médecin
conseil de la sécurité sociale (service
médical de la CPAM pour le régime
général) doit préciser le cas
échéant que : Vous devez demander au médecin conseil le
" protocole d'examen spécial " article
L.324-1 du code de la sécurité sociale. Il faut savoir que la plupart des services
médicaux des CPAM refusent le 100% ALD pour les
malvoyants et les non-voyants sauf dans les tumeurs, le
diabète grave, dans certaines autres maladies plus
rares... Par contre elles acceptent parfois la prise en
charge des transports pour une évaluation
fonctionnelle, un équipement en aide visuelle ou une
rééducation orthoptique basse-vision en
libéral ou à l'hôpital. Il faut faire
remplir par l'ophtalmologiste traitant une demande et un
certificat médical précis pour justifier la
prise en charge des frais de transport. Certaines CPAM acceptent le 100 % maladie pour les
maladies génétiques comme les
rétinopathies pigmentaires. vous devez demander de
bénéficier des dispositions de l'article
L322.3 4 eme paragraphe du code de la sécurité
sociale. Les frais relatifs au traitement de votre affection
de longue durée seront pris en charge sur la base de
100 % des tarifs de l'assurance maladie. Pour les autres régimes, MSA, artisan, SNCF, EDF,
..., se renseigner auprès des assistantes
sociales.
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Soit vous bénéficiez déjà d'une couverture sociale et celle-ci est prioritaire, soit vous ne bénéficiez pas d'un régime d'assurance obligatoire et en tant qu'handicapé, vous serez couvert par le régime général de la sécurité sociale. Attention cette mesure est souvent limitée aux possesseurs d'une carte d'invalidité (80 %). L'affiliation est alors gratuite et c'est l'organisme qui verse l'AAH qui s'en charge. |
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Un texte repris le 6/01/2000 de l'incontournable site toujours très bien informé : http://www.handinaute.org On aurait voulu vous souhaiter une dernière année de millénaire pleine de joie et de bonheur. Force est de constater que loin de s'endormir sur les acquis sociaux, quelques grosses batailles se dessinent si les personnes handicapées ne veulent pas un mauvais matin se retrouver au siècle dernier (le XIXe). Une AAH réformée. Dans son grand élan de générosité en direction des personnes handicapées, Martine Aubry, ministre du Travail et de la Solidarité Nationale, avait commandé à des fonctionnaires de l'Inspection Générale des Affaires Sociales et de l'Inspection des Finances un rapport d'enquête sur l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). On pensait qu'il irait aux oubliettes, mais il semble bien que des propositions de ce rapport déposé en janvier 1999 puissent être mises en oeuvre. L'AAH ne serait plus accordée qu'aux personnes reconnues incapables de travailler, les autres étant expédiées aux bons soins du RMI, beaucoup moins coûteux pour les caisses pourtant bien garnies de l'Etat. Les régimes des pensions d'invalidité et de l'AAH pourraient être unifiés : mêmes médecins conseils (ceux de la Sécu, connus pour leur amour démesuré du prochain), même guide- barême, même payeur (la Sécu toujours). Nul doute qu'à terme les AAH seraient versées sur le budget de la Sécurité Sociale. Face à la menace, les grandes associations ont des opinions divergentes. Pour l'UNAPEI (handicapés mentaux), l'unification des régimes (qui paie, décide) est inadmissible, mais positive pour l'APF (handicapés physiques). Cette dernière y voit même l'occasion de faire rebondir sa vieille revendication d'une AAH égale au SMIC pour les personnes inaptes au travail. Et les autres ? Une Couverture Médicale pas si Universelle que ça. La Couverture Médicale Universelle a été conçue pour que toutes les personnes puissent, sans contrainte administrative et sans avoir à effectuer d'avance d'argent, se soigner convenablement (principe du Tiers- Payant). La loi prévoit aussi une extension des garanties pour couvrir la totalité du tarif des remboursements de la Sécurité Sociale. Cette législation généreuse a un gros défaut, elle n'est pas vraiment universelle : les personnes handicapées ont, dans leur grande majorité, été exclues du dispositif, notamment les bénéficiaires de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) et les pensionnés d'invalidité avec complément du Fonds National de Solidarité. Le plafond de ressources a été placé à 3.500FF pour une personne seule, c'est-à-dire 75FF au-dessus du montant des prestations précitées. Vos remerciements sont à adresser à Martine Aubry, qui a elle- même refusé, lors de l'examen de la loi au Parlement, une extension de la CMU aux personnes handicapées. Celles-ci, couvertes par l'assurance personnelle ou le régime général, y voyaient la possibilité d'obtenir une mutuelle "gratuite" et un meilleur remboursement des matériels tels fauteuils roulants, lunettes, appareils dentaires. Raté, il faudra payer une mutuelle ou continuer à subir des remboursements ô combien partiels ! L'intégration serait-elle en recul en cette fin de siècle ? On peut légitimement le penser lorsque la volonté gouvernementale est de mettre handicapés physiques, sensoriels, psychiques, mentaux et sociaux dans le même sac du minimum social. Apparemment, le "Thatchérisme à visage humain" du travailliste Tony Blair a franchi la Manche... |